Le vaginisme : Ce tabou qui enferme le corps
Qu’est-ce que le vaginisme ?
Le vaginisme, c’est quand la pénétration devient douloureuse, difficile, voire impossible.
Ce n’est pas un manque d’envie, ni un refus conscient. C’est un réflexe du corps qui se contracte, se ferme, comme pour se protéger.
Très souvent, ce blocage se manifeste dès l’anticipation de la pénétration. Il peut rendre toute tentative sexuelle ou gynécologique anxiogène, voire impossible.
Ce que l’on ne nous dit pas : méconnaissance du corps et silence autour du périnée
Ce qui rend le vaginisme encore plus difficile à vivre, c’est aussi la méconnaissance que nous avons de notre propre corps.
On ne nous a pas appris à connaître notre périnée, à comprendre notre anatomie intime, à écouter nos sensations.
On avance souvent à l’aveugle, avec cette idée que “ça va venir tout seul”… jusqu’au jour où le corps dit non.
Et quand il dit non, on se sent coupables, seules, incomprises.
Mais la vérité, c’est que ce n’est pas notre faute : on ne nous a pas transmis les clés.
Et ça, c’est une responsabilité collective.
Le cercle vicieux du vaginisme : Douleurs, Appréhension, Contractions, Évitements
Le vaginisme installe un cercle vicieux.
Plus on a mal, plus on a peur.
Plus on a peur, plus on évite.
Et plus on évite, plus la douleur persiste — jusqu’à devenir une habitude du corps.
Ce n’est pas une question de volonté.
C’est une mémoire. Une tension. Une protection.
Et pour en sortir, il faut du temps, de la douceur, et un accompagnement adapté.
Une prise en charge pluridisciplinaire est essentielle
Dans chaque accompagnement, je commence toujours par orienter vers une consultation gynécologique ou avec une sage-femme, pour vérifier qu’il n’y a pas de causes physiologiques spécifiques.
C’est une étape importante : ne pas se forcer, mais s’assurer que le corps va bien.
Ensuite, si tout est ok sur le plan médical, nous avançons ensemble en sexothérapie.
On explore les peurs, les croyances, les conditionnements, les traumatismes parfois, toujours à ton rythme.
Et systématiquement, j’oriente aussi vers un·e kiné spécialisé·e en rééducation périnéale, pour que le corps puisse lui aussi se libérer, en parallèle du travail émotionnel.
Ce lien entre psyché et corps est fondamental. Le vaginisme n’est pas “dans la tête”. Il est dans le corps et dans l’histoire. Et il mérite qu’on l’aborde dans toute sa complexité.
En conclusion : se reconnecter à soi, en douceur
Le vaginisme n’est pas une fatalité.
C’est un signal du corps, une invitation à ralentir, à écouter, à se reconnecter.
Que tu sois en couple ou célibataire, ce chemin de reconnexion à toi-même est précieux.
Il mérite d’être accompagné avec bienveillance, patience et respect de ton rythme.
Tu n’es pas seule.
Et surtout, tu n’as rien à prouver.
Ton corps mérite d’être entendu, jamais forcé.
Avec toute ma bienveillance.
Laurie
Blocage dans le corps et intimité: Comprendre, ressentir et libérer
Blocages, mental envahissant et sexualité
C’est est une réalité vécue par de nombreuses personnes. Difficulté à ressentir, mental envahissant, douleurs ou absence de plaisir… Ces signaux peuvent indiquer une déconnexion entre le corps et l’esprit dans l’intimité. Dans cet article, je t’explique comment ce blocage s’installe, ce qu’il révèle, et comment on peut en sortir, en douceur.
Ce que j’appelle un blocage dans le corps
Parfois, le blocage est clair : il y a du vaginisme, des douleurs, des contractions, des troubles de l’éréction. Le corps se ferme, refuse. Et puis parfois, c’est plus diffus. Ce sont des femmes, des hommes qui ne parlent jamais de leur corps, qui n’ont pas les mots pour décrire une sensation, qui sont dans le mental et pas dans le vécu. Comme si elles/ils étaient absent.es de leur propre expérience.
Souvent, cela se traduit aussi dans l’acte sexuel : les pensées vagabondent, l’instant présent échappe. L’orgasme, quand il est là, est difficile à décrire. Le corps ne parle pas, ou si peu. L’intimité devient automatique, souvent centrée sur la pénétration, avec une approche héritée d’une éducation qui oublie le ressenti, le subtil, le lent.
Pourquoi est-ce si difficile d’habiter son corps ?
Parce que notre mental est puissant, et qu’on a rarement appris à ralentir. Parce que la performance, l’efficacité, la réussite sont des injonctions constantes. Et que dans cette société qui valorise la tête, les émotions vite digérées et les actions rapides, on oublie que ralentir, ce n’est pas « ne rien faire ». C’est un acte de résistance. C’est une manière de reprendre contact avec soi.
Et puis il y a l’anxiété, les traumas parfois, les systèmes de défense du corps qui se mettent en place inconsciemment. Le système nerveux prend le relais, se met en mode survie. Et dans ces moments-là, le mental ne suffit plus : il faut passer par le corps.
Ce que je vois quand le corps se réveille
Quand mes accompagné.es reconnectent à leurs sensations, je vois leur visage s’ouvrir, leur souffle s’apaiser. Elles/ils retrouvent de la fluidité, du mouvement, du plaisir. On ne parle pas d’émotions ici, on parle de sensations. C’est une nuance importante. Parce que la sexualité, si elle commence dans la tête, se vit surtout dans le corps.
Petit à petit, ils/elles apprennent à ressentir : le chaud, le froid, la pression, la tension, la douceur. Ils/elles comprennent leurs limites, ce qui les nourrit, ce qui les dérange. Et c’est là que l’intimité prend un nouveau sens.
Comment je les accompagne dans ce retour à soi
À leur rythme. Toujours. Je n’impose rien, je propose. Parfois ce sont des visualisations, des explorations sensorielles, des exercices en solo ou avec un partenaire. On peut parler de slow sex, d’auto-exploration, de sensualité non pénétrative. Sans objectif, sans pression, sans performance.
Mon approche est intuitive, douce, respectueuse. Elle s’adapte à chaque personne, à son histoire, à son corps. Parce que ce chemin-là ne se fait pas en ligne droite. Il se fait en spirales, avec des allers-retours, des prises de conscience, des silences et des élans.
Ce que j’ai envie de te dire, à toi qui te reconnais peut-être
Tu n’es pas seul.e. Ce que tu vis n’est pas une fatalité. Et surtout : tu n’as pas à « savoir » pour ressentir. Parfois, on comprend avec le corps avant de mettre des mots.
Les approches verbales sont précieuses, mais elles ne suffisent pas toujours. Le corps a son propre langage. L’écouter, c’est déjà commencer à guérir. C’est retrouver du pouvoir sur ton intimité. C’est t’autoriser à vivre pleinement ce qui te traverse.
Et ça, ça change tout.
Avec bienveillance
Laurie
La Confiance : La clé entre l'accompagné et son thérapeute
Dans un accompagnement thérapeutique, notamment autour des relations intimes, la confiance n’est pas un simple ingrédient : elle est le socle de toute transformation.
Pourquoi la confiance est-elle essentielle ?
La confiance ouvre un espace intérieur où l’on peut :
- Explorer des émotions profondes
- Revenir sur des expériences douloureuses
- Aborder des sujets intimes et vulnérables
Sans un cadre sécurisant, il devient difficile — voire impossible — d’aborder ces zones sensibles avec honnêteté.
C’est la confiance qui permet à la personne accompagnée de se sentir en sécurité, écoutée et comprise.
Comment cette relation de confiance se construit-elle ?
Dans mes accompagnements, je ne considère pas la confiance comme un but à atteindre.
Je la vis comme un engagement réciproque, un lien qui se construit pas à pas, dans le respect du rythme de chacune.
Mes 4 piliers pour bâtir cette relation :
1. La confidentialité
Tout ce qui est partagé ensemble reste entre nous.
C’est un fondement éthique et humain. Ce cadre te permet de parler librement, même des sujets les plus sensibles, en sachant que tes mots sont protégés.
2. Le non-jugement
Ici, tu es accueilli·e tel·le que tu es. Peu importe ton vécu, tes choix ou tes doutes :
chaque part de toi a sa place.
Ce climat permet d’explorer tes émotions sans la peur d’être rejeté·e.
3. Le rythme
Je t’accompagne à ton propre rythme.
Chaque chemin est unique.
Aucune pression, aucune urgence : nous avançons au fil de tes ressentis, avec douceur et sécurité.
4. La bienveillance
Elle est au cœur de mon approche.
C’est elle qui crée cette alliance profonde, qui te permet de cheminer avec soutien, compassion et respect.
S’offrir un espace de transformation
Choisir d’être accompagnée, c’est un acte de soin envers soi-même.
C’est aussi un espace de croissance, où la parole peut se libérer, où les émotions peuvent s’accueillir, et où la confiance devient un moteur de changement.
✨ Prends le temps de t’offrir cette sécurité intérieure, cette présence à toi-même. Car c’est dans cet espace que les plus belles transformations prennent racine.