
Il y a cette idée très présente aujourd’hui : avant de rencontrer quelqu’un, il faudrait aller parfaitement bien. Être aligné·e, sûr·e de soi, guéri·e de ses blessures, stable émotionnellement. Comme s’il existait un moment idéal, une version finale de soi, à atteindre avant d’avoir le droit d’aimer ou de se laisser aimer. Beaucoup de personnes célibataires se demandent s’il est vraiment possible de rencontrer quelqu’un sans se sentir totalement prêt·e émotionnellement.. Ils savent qu’ils ont envie de rencontrer quelqu’un, qu’ils sont prêts à créer du lien… mais ils doutent. Ils se demandent s’ils vont assez bien, s’ils ont suffisamment travaillé sur eux, s’ils ne devraient pas attendre encore un peu.
Si tu te reconnais là-dedans, laisse-moi te dire une chose importante : tu n’es pas en retard. Et tu n’as rien à réparer avant d’aimer.
Attendre d’être la meilleure version de soi pour aimer est une illusion. Simplement parce que cette version finale n’existe pas. Nous évoluons en permanence. Chaque expérience, chaque rencontre, chaque étape de vie nous transforme. Il n’y a pas un moment où tout serait enfin compris, réglé, stabilisé. La vie n’est pas figée, et nous non plus.
Penser qu’il faudrait avoir terminé un travail sur soi avant d’entrer en relation revient souvent à se mettre sur pause. À repousser la rencontre à plus tard, à un futur hypothétique où l’on serait enfin « prêt·e ». Or, les relations font aussi partie du chemin. Elles nous apprennent sur nous, sur nos besoins, nos limites, notre façon d’aimer, de réagir, de nous attacher. Évoluer avec quelqu’un à côté peut être profondément transformateur, parfois même plus que d’évoluer seul·e.

Cette attente de perfection est largement nourrie par les discours actuels autour du développement personnel et des relations dites “saines”. On valorise la maîtrise émotionnelle, la conscience permanente de soi, la capacité à tout gérer avec maturité. Mais à force, cela crée une véritable pression à la performance émotionnelle. Certaines personnes n’osent plus rencontrer quelqu’un parce qu’elles se sentent encore “en chantier”. D’autres portent un masque lors de la premièrere rencontre, essayant de montrer une version rassurante, contrôlée, positive, quitte à s’éloigner de ce qu’elles ressentent vraiment.
Le fantasme de la relation parfaite, fluide, sans heurts, sans maladresse, finit par faire plus de dégâts qu’il n’apporte de sécurité. Il éloigne de la réalité des liens humains, faits de doutes, d’ajustements, de vulnérabilité et parfois d’erreurs. Aimer n’a jamais été une question de performance. C’est une question de présence, d’honnêteté et de capacité à être soi, même quand tout n’est pas parfaitement clair.
Il y a des périodes de vie où l’on se sent plus vulnérable. Plus fatigué·e, plus sensible, parfois moins sûr·e de soi. Et beaucoup de célibataires pensent que ce n’est justement pas le bon moment pour rencontrer quelqu’un. Pourtant, c’est souvent dans ces moments-là que l’on est le plus authentique. Moins dans le contrôle, moins dans la démonstration, plus proche de ce que l’on ressent vraiment. La vulnérabilité n’est pas un défaut à cacher. Elle peut devenir une porte d’entrée vers des rencontres plus justes, plus humaines. Elle permet de créer un lien basé sur le réel, et non sur une image idéalisée de soi. Rencontrer quelqu’un ne demande pas d’être fort·e en permanence. Cela demande surtout d’être honnête avec soi-même et avec l’autre.
Rencontrer quelqu’un ne signifie pas que tout doit déjà être clair, compris ou apaisé. Cela signifie accepter d’être en chemin. Travailler sur soi ne devrait pas être une condition pour aimer, mais un soutien pour mieux vivre la relation. L’accompagnement individuel peut justement aider à mieux se connaître pendant la rencontre : comprendre ses réactions, ses peurs, ses schémas relationnels, apprendre à poser ses limites et à exprimer ses besoins.
C’est aussi pour cela que la sexothérapie et l’accompagnement en intimité ne s’adressent pas uniquement aux couples. Être célibataire est un moment précieux pour se rencontrer soi-même, se repositionner, et construire une relation plus consciente à l’autre.

Voici quelques pistes simples pour aborder la rencontre avec plus de justesse :
Et quelques questions à te poser, pour t’accompagner dans ce chemin :
Le chemin vers l’amour n’est pas une course. Il n’y a pas de ligne d’arrivée à franchir avant de pouvoir aimer ou être aimé·e. Rencontrer quelqu’un, c’est accepter d’être vivant·e, imparfait·e, en mouvement. C’est choisir l’honnêteté plutôt que la performance, la présence plutôt que le contrôle. Si tu ressens le besoin d’explorer tout cela plus en profondeur, de mieux te connaître et de mieux relationner, tu peux m’écrire directement sur Instagram, là où je partage régulièrement autour de l’intimité, des relations et du lien à soi. Je t’accueille là où tu en es, sans masque, sans injonction, à ton rythme.
Et si tu es célibataire et que tu as envie de rencontrer quelqu’un autrement, dans une approche plus consciente et respectueuse de ton fonctionnement, tu peux aussi découvrir Mado, une application de rencontre basée sur des critères de compatibilité, pensée pour créer des liens plus justes et plus alignés.
À très vite. Laurie